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comment est né Bureau de son – Petite histoire d'une mise en commun interactive et créative.



1990. Une complémentarité musicale unique frappe les musiciens Steve Argüelles et Benoît Delbecq lors de leur rencontre au Jazz Workshop du Banff Centre for the Arts (Canada). Argüelles, qui a déjà une longue carrière derrière lui au sommet du jazz britannique, quittera Londres pour la Suisse puis Paris en 1992. Dès lors, le tandem va se retrouver sur le front d’innombrables aventures de la scène musicale contemporaine internationale. 

Ils participent à l’aventure de Hask, l’indocile collectif parisien qui a su raviver la scène du jazz contemporain en France (de 1993 jusqu’à sa dissolution en 2004), tout en se produisant principalement en Europe, Amérique du Nord et Japon. A eux deux ils participent à plus de deux cent disques. Les groupes qu’ils fondent tels The Recyclers, Ambitronix, PianoBook, Poolplayers, ou Delbecq 5 sont autant de projets et disques qui marquent les temps récents et continuent d’influencer et d’inspirer des musiciens dans le monde entier.

2007. Péage Neutre, agence de diffusion de performances multidisciplinaires, propose au duo de jazz electroïdal Ambitronix formé par la paire Argüelles/Delbecq d’improviser en public au MAMC de Strasbourg une bande-son pour le film d’Avram Room « Le fantôme qui ne revient pas » (1928). Les deux complices, perpétuellement en quête de nouvelles ouvertures comme autant de poussées esthétiques, ont l'idée inviter un bruiteur de cinéma suffisamment aventurier pour risquer le jeu en public, et c’est l’ingénieur du son et mixeur Bruno Tarrière qui leur recommandera Nicolas Becker, bruiteur et sound designer à la renommée internationale, dont la filmographie compte pas loin de 200 films.

Cette nouvelle rencontre se placera immédiatement sous le signe du bonheur sonore et cinématographique. Dans le vif du jeu, beats, auto-samples, mélodies, bruitages et environnements sonores inouïs s'agencent comme par magie : un nouveau trio est né, tout comme naît une musique étincelante dont le nom n’existe pas encore. Du jazz post-cinématographique ? Du picture-beat ? De la kino-électro ?

Dans la foulée, les trois artistes entament alors une collaboration sur «Asylum», le film de Catherine Bernstein (ARTE TV), sur «Lebanon», le film de Samuel Maoz (Lion d'Or à Venise 2009, dist.MK2, sortie 2010), sur une installation de Marcelline Delbecq aux Nocturnes du Louvre (oct. 2008) ainsi qu' un enregistrement du trio.

2009. Nourris par l’excitation de pousser plus loin encore l’épatante complémentarité de leurs arts et originalités respectives ainsi que la réactivité aiguë d’un inédit modus operandi, ils décident de fonder Bureau de son, une coopérative unique en son genre, où l’aspect sensoriel du son et de la musique se place au premier plan d’un artisanat resongé. Une plongée dans les multiples avancées esthétiques de notre temps, remise en question à chaque nouveau projet abordé.

Christian Chapoton, Constance Chambers Farah et Triple Dee les rejoignent. Bureau de son s’installe et établit un partenariat avec PlushSpace, le studio parisien de Steve Argüelles là où il peaufine les productions de son label Plush.

Fin 2009. « Le grand collider », un film de Benoît Bourreau sur des textes d’Olivier Cadiot est en cours de réalisation. Un projet théâtral est actuellement en développement, il les réunira en 2011 aux comédiens Irène Jacob et Jérôme Kircher. Une création-performance du trio sera donnée au Théâtre de Chelles en avril 2010 en collaboration avec l’artiste Marcelline Delbecq. Une expérimentation sur des mutations en direct du protocole MIDI est actuellement à l’étude avec Tom Mays, concepteur de tapemovie, une novatrice application de traitement du signal.

DEPUIS 2009  Bureau de Son a pris de l'envergure. C'est devenu un centre de diffusion musicale, de recherche, de concerts, de projets multimédias ou cinématographique. Ce sera également un label avec dStream qui sera lancé à l'automne 2016. Nous sommes administrés par Rythmatik à Auray (56), Charléne Pré et Lucie Poiron. Le studio PlushSpace à Paris est le lieu de mutliples créations, enregistrements et post-productions. Une liste de travaux produits par les membres de Bureau de Son depuis sa fondation sera publiée sur une page du site prochainement. A présent Bureau de Son bénéficie de l'Aide à la Structuration de la DRAC Île de France Ministère de la Culture pour les années 2016 et 2017.